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Malte Libye Italie Union Européenne Migrations Internationales. Vu sur RFI

Des ONG affrètent un bateau pour secourir les migrants en Méditerranée

Christopher Catrambone, fondateur de MOAS, son épouse Régina Catrambone et sa fille, Maria Luisa Catrambone, lors d'une conférence de presse du navire le Phoenix, affrété pour apporter de l'aide aux migrants en Méditerranée.REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Christopher Catrambone, fondateur de MOAS, son épouse Régina Catrambone et sa fille, Maria Luisa Catrambone, lors d'une conférence de presse du navire le Phoenix, affrété pour apporter de l'aide aux migrants en Méditerranée.REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Le MY Phoenix quitte Malte ce samedi, à la mi-journée, en direction des côtes libyennes. Médecins sans frontières et MOAS ont affrété ce navire pour venir en aide aux migrants en détresse qui tenteraient la traversée périlleuse de la Méditerranée vers l'Europe. Pendant six mois, l'équipe humanitaire surveillera les eaux et ira au secours des embarcations en perdition, afin de sauver les candidats à l'immigration.

Huit-cent-cinquante disparus le 19 avril. Quatre cents personnes noyées le 12 avril, après les 300 tuées à mi-février... Les derniers mois ont été une véritable hécatombe en Méditerranée. MSF et MOAS (Migrant Offshore Aid Station) ont donc décidé d'agir en déployant, pour leur opération, un navire d'une quarantaine de mètres, des bateaux légers et rapides, 20 membres d'équipage et deux drones. Les deux ONG pourront traiter notamment les cas de déshydratation, de brûlures, d'hypothermie et prévoient de nourrir et vêtir les personnes qu’ils prendront en charge.

« Les politiques mises en œuvre par l’UE sont en train de faire de la Méditerranée une fausse commune. On ne peut pas fermer les yeux face à cette situation. On s’est senti obligé de répondre à cette crise », expose Will Turner, coordonnateur d'urgence pour MSF Pays-Bas.

Face aux récents drames en mer, l'Union européenne a annoncé la semaine dernière le renforcement de son opération Triton en Méditerranée. Des annonces décevantes, selon Will Turner. Mais « la réalité, de l’opération Triton, c’est qu’il n’y a pas le mandat de la recherche et du sauvetage. Donc, même s’ils ont augmenté les fonds, le mandat reste toujours le contrôle des frontières. Chaque pays de l’Europe doit assumer ses responsabilités. »

Outre ses propres moyens de surveillance, le MY Phoenix recevra des signaux de détresse captés par le Centre de coordination de sauvetage maritime à Rome. Les migrants pris en charge seront ensuite débarqués en Sicile, si l'Italie l'autorise. Les humanitaires estiment qu'en six mois, ils pourraient secourir plus de 10 000 personnes.